En médecine anti-infectieuse, le terme d'antibiogramme est connu.
L'antibiogramme consiste à identifier, à partir de cultures
de germes pathogènes prélevés chez une personne
(prélèvement nez, gorge, oreilles ou autre localisation...),
les antibiotiques susceptibles de tuer les germes présents.
Les antibiotiques identifiés comme actifs sont alors prescrits
par le médecin. Cette méthode permet de soigner l'individu,
de manière sélective et personnalisée, sans avoir
recours à une prescription trop lourde.
|
De la même manière, lorsque les antibiotiques classiques
n'agissent plus ou que la sensibilité de la personne aux infections
devient chronique ou tout simplement par choix, on peut avoir recours
à l'aromatogramme.
Cet examen se fait de la même manière qu'un antibiogramme
où les antibiotiques sont remplacés par des essences aromatiques,
préalablement sélectionnées et reconnues.
Cette technique date de 1950 et a été perfectionnée
depuis lors.
|
L'aromatogramme
permet un choix judicieux, en adaptant la prescription d'essences à
chaque syndrome infectieux. Il permet une aromathérapie véritablement
sur mesure et appropriée à chaque cas particulier.
Les essences les plus efficaces et que l'on retrouve le plus souvent
sont : l'origan d'Espagne, la sarriette de Provence, le thym (chémotype
variable), la cannelle de Ceylan et la cannelle de Chine, la girofle.
On appelle ces essences des essences majeures de germe.
Mais l'aromatogramme révèle aussi des sensibilités
à certaines essences, dont le pouvoir antiseptique était
totalement insoupçonné. Il semblerait que ces essences,
soient marquées par le terrain de l'individu d'où proviennent
les germes, ce qui les rendrait efficaces contre eux dans ce cas précis.
On les appelle essences de terrain. Elles peuvent être très
variables et on ne peut en dresser ici la liste.
|
A partir des
huiles essentielles qui se seront révélées actives,
le thérapeute prescrira selon les cas, des gélules, des
ovules, des suppositoires, des gouttes, des lotions antiseptiques et
traitantes... Il veillera à associer dans ces préparations
essences majeures de germes et essences de terrain pour tout à
la fois assainir et renforcer le terrain du patient. Les résultats
de tels traitement sont le plus souvent très positifs.
Remarque
:
Il est évident que les huiles essentielles utilisées pour
la prescription doivent être les mêmes que celles qui ont
servi à dresser l'aromatogramme. Si leur qualité diffère,
si leurs composants ne sont pas exactement les mêmes, le traitement
peut-être totalement inefficace bien que le nom de ces huiles
soit bien choisi.
|