Aromathérapie

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L'AROMATOGRAMME
  Claudine LUU


En médecine anti-infectieuse, le terme d'antibiogramme est connu. L'antibiogramme consiste à identifier, à partir de cultures de germes pathogènes prélevés chez une personne (prélèvement nez, gorge, oreilles ou autre localisation...), les antibiotiques susceptibles de tuer les germes présents.
Les antibiotiques identifiés comme actifs sont alors prescrits par le médecin. Cette méthode permet de soigner l'individu, de manière sélective et personnalisée, sans avoir recours à une prescription trop lourde.


De la même manière, lorsque les antibiotiques classiques n'agissent plus ou que la sensibilité de la personne aux infections devient chronique ou tout simplement par choix, on peut avoir recours à l'aromatogramme.
Cet examen se fait de la même manière qu'un antibiogramme où les antibiotiques sont remplacés par des essences aromatiques, préalablement sélectionnées et reconnues.
Cette technique date de 1950 et a été perfectionnée depuis lors.


L'intérêt de l'aromatogramme.

L'aromatogramme permet un choix judicieux, en adaptant la prescription d'essences à chaque syndrome infectieux. Il permet une aromathérapie véritablement sur mesure et appropriée à chaque cas particulier.
Les essences les plus efficaces et que l'on retrouve le plus souvent sont : l'origan d'Espagne, la sarriette de Provence, le thym (chémotype variable), la cannelle de Ceylan et la cannelle de Chine, la girofle. On appelle ces essences des essences majeures de germe.
Mais l'aromatogramme révèle aussi des sensibilités à certaines essences, dont le pouvoir antiseptique était totalement insoupçonné. Il semblerait que ces essences, soient marquées par le terrain de l'individu d'où proviennent les germes, ce qui les rendrait efficaces contre eux dans ce cas précis. On les appelle essences de terrain. Elles peuvent être très variables et on ne peut en dresser ici la liste.

A partir des huiles essentielles qui se seront révélées actives, le thérapeute prescrira selon les cas, des gélules, des ovules, des suppositoires, des gouttes, des lotions antiseptiques et traitantes... Il veillera à associer dans ces préparations essences majeures de germes et essences de terrain pour tout à la fois assainir et renforcer le terrain du patient. Les résultats de tels traitement sont le plus souvent très positifs.

Remarque :
Il est évident que les huiles essentielles utilisées pour la prescription doivent être les mêmes que celles qui ont servi à dresser l'aromatogramme. Si leur qualité diffère, si leurs composants ne sont pas exactement les mêmes, le traitement peut-être totalement inefficace bien que le nom de ces huiles soit bien choisi.


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